Non plus jamais ça.
Journée décisive pour la crédibilité de la Direction du Parti Socialiste.
Pour ma part il ne peut pas y en avoir, comme je le lis de ci de là, ce texte nous parviens tout tracé sans qu'aucun débat est lieu ni au Fédéral, ni dans les sections. Les temps on changés, mais sont devenus pires.
Non, nous n'avons PLUS confiance, non, nous n'avons PAS confiance. Les militants ne veulent plus être des vaches à lait à qui on demande de payer sa cotisation pour avoir le droit de s'exprimer dans son parti. Il demande à participer activement, alors que des comités restreints existent et que seul ils décident.
Non plus jamais ça.
Il semble que la peur s'installe rue de Solférino....La crainte d'un désintérêt des militants à la consultation de ce soir...la crainte que le plébiscite recherché pour rétablir ou donner une réelle autorité à notre direction ne soit pas aussi large qu'attendue.
Beaucoup d'entre nous constatent depuis déjà bien longtemps la désillusion, transformée en désaveu aux dernières européennes , puis en désintérêt, voire en indifférence ces derniers temps.
Est-ce donc l'aveuglement qui préside les décisions de la direction du PS ou le choix d'une méthode particulièrement risquée basée sur l'ignorance volontaire de cette évolution?
Le processus de consultation des militants, tombant une nouvelle fois d'en haut, sans débat préalable, a été décidé -sauf les naïfs croient à la conversion spontanée- sous la pression conjuguée de plusieurs évènements, courants, groupes dont nous faisons partie.
Il a été élaboré pour contrôler un 'inévitable changement de raison. Le calendrier choisi atteste d'une volonté de garder la maitrise....et le militant, quelque soit sa conviction, y voit beaucoup de raisons d'alimenter ses doutes.
Comment demander la confiance quand la présomption porte à croire qu'elle a peut-être déjà été trahie? Comment donner un blanc seing à une direction dont la légitimité n'est garantie que par l'acceptation -de raison encore- de protagonistes dépendant les uns des autres?
Pourquoi se prêter à cautionner un acte dont nous savons par ailleurs qu'il ne fait pas ou peu illusion auprès de nos concitoyens?
Avons-nous un autre choix que d'agréer aux principes de ce changement? Aujourd'hui, je ne le crois pas.
Nous n'avons pas encore un rapport de force suffisant (potentiellement si mais réellement pas encore). C'est bien à nous, militants et sympathisants, d'imposer une éthique; c'est bien à nous de présenter à la direction le miroir de l'image que nous renvoient toutes celles et tous ceux que nous rencontrons. Il ne s'agit donc pas d'abandonner quoi que ce soit aux objectifs que nous nous sommes collectivement fixés...et principalement d'être associer beaucoup plus directement aux destinées de ce parti...mais que nous soyons dans le doute ou la désillusion, nous devons prendre maintenant la direction au mot.....et demander immédiatement des comptes.
La question ouverte en fin de questionnaire peut et doit nous permettre d'exprimer ces doutes, cette méfiance...de conditionner notre jugement aux résultats, au calendrier, aux signes réels que va donner la direction, par exemple en associant, avant le convention nationale, les militants et sympathisants à une véritable réflexion sur les enjeux.
Chacun fera en son âme et conscience. J'irai voté "oui" au principes des primaires, à celui du cumul des mandants et à ceux concernant l'éthique.
J'ajouterai dans la question ouverte la contribution suivante :
Lorsque je vote oui, c'est au principes mais pas à la méthode ni au calendrier. Je ne considère pas que la direction ait une légitimité suffisante pour demander un blanc seing. Pour ce qui me concerne, je réserve donc mon jugement aux différentes mesures qui nous permettront de transformer les principes en réalité.
- Il faudra associer réellement une population assez large au travers de débats participatifs
- Il faudra que chaque réunion du BN touchant aux sujets de la consultation fassent l'objet de comptes rendus détaillés.
- Il faudra des preuves de respect de la parole militante, de la prise en compte d'une aspiration collective, reflétée par des échanges en sections et dans les fédérations.
- Il faudra un calendrier précis montrant une véritable volonté d'avancer et d'avancer vite
- Toute remise en question, suspension, retardements de principes agréés par la consultation, sous quelques raisons que ce soient, sera à porter au discrédit de la direction et les conséquences pourraient être dramatique pour l'avenir du parti
- Il faudra enfin que le principe de l'éthique fasse l'objet d'une première application rétroactive : celle de l'auto-critique!
L'éthique ne doit en effet pas suivre le sort de bien des mots de notre vocabulaire et se diluer dans le contre sens.
Montrez-nous que la politique de gauche a un sens...pas celui de l'appareil mais celui des valeurs.
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