La Rochelle, 2éme jour
L’Université d’été est aussi un moment pour préparer le congrès. Et c’est normal. Nous sommes à quelques semaines du dépôt des motions.
Parce que j’ai le sens de la cohérence et de la continuité par rapport à ce que j’ai engagé, je veux faire en sorte que ceux qui pensent la même chose se retrouvent ensemble. C’est aussi simple que cela. Je ne suis pas pour des combinaisons, pour des arrangements, pour des rapprochements factices. Pour ma part, je crois que lorsque l’on partage les mêmes idées sur la mondialisation, les mêmes engagements européens ; quand on a la même conception du Parti socialiste qui doit désigner son candidat à l’élection présidentielle - c’est quand même la condition indispensable pour qu’il puisse être respecté - ; quand on a la même volonté de rassembler la gauche, eh bien, on se retrouve ensemble.
Dans cet esprit, je discute avec toutes les personnes qui se retrouvent sur cette position-là, Bertrand Delanoë notamment, mais je ne ferme la porte à personne. Au contraire. Je pense que c’est avec cette démarche qu’il sera possible de constituer une majorité solide. Sinon le Parti socialiste finira fragmenté, éclaté et je ne pense pas que dans cet état, il sera à même de mener convenablement son travail d’opposition, de reconstruction et, je l’espère, de victoire en 2012.
Pour le reste, je fais en sorte que cette Université d’été s’adresse aux Français. Je ne suis pas sûr qu’ils comprennent tous les méandres de la préparation de nos affaires internes. Voilà pourquoi la cohérence doit toujours l’emporter.
Je dirai mon mot sur quelle ligne et sur qui doit l’incarner pour assurer ma succession, mais je fais confiance aux militants socialistes. Ils feront toujours le choix qui leur paraîtra celui de l’intérêt général. Ils ne se laisseront guider par aucune considération tactique, ils ne se laisseront influencer par aucun personnage, ils ne donneront pas dans les coups à plusieurs bandes. Ils seront tout simplement conscients, comme ils l’ont été quand je les ai consultés, de la question qui est posée : qui doit être Premier secrétaire, autour de quelle orientation et avec quelle stratégie.
C’est ainsi que je crois qu’il faut avoir confiance dans les échéances qui viennent. Les militants se trompent rarement, et lorsque ça arrive, ce n’est pas de leur faute, mais de celle des responsables.