Notre candidate à Toulon le 17 Janvier

Publié le par Chantal MAIMON






Ségolène Royal, "candidate de la morale de l'action" à Toulon
Reuters 17.01.07 | 23h31





OULON (Reuters) - En pleine polémique sur son patrimoine, Ségolène Royal
s'est présentée mercredi soir comme la « candidate de la morale de
l'action » lors d'un discours à Toulon axé sur les vertus de la Nation et
ses valeurs fondatrices.

Devant un millier de personnes réunies au palais Neptune, dans le centre de
la ville, la candidate socialiste à la présidentielle a également fait fi
des critiques internes sur sa façon de mener campagne.


« J'entends dire qu'il y aurait un trou d'air dans notre campagne. Je vois
ce soir un souffle d'air extraordinaire qui va nous porter vers la
victoire », a-t-elle lancé à un auditoire très jeune.

Avant sa « réunion participative » de Grenoble consacré à la jeunesse, elle
s'est prononcée en faveur de l'allocation-autonomie, l'une des principales
revendications du Mouvement des jeunes socialistes (MJS) ou le « prêt pour
se lancer dans la vie ».

Pour cette allocution de plus d'une heure prononcée sur un ton très
volontariste, Ségolène Royal a ponctué son propos des mots « Je veux » et
« la France ».

Dans une région emblématique de la gestion Front national, la présidente de
Poitou-Charentes a également placé le triptyque « liberté, égalité et
fraternité » au coeur de son discours.

« La France en a assez des discours politiques de mensonges tenus au plus
haut niveau », a-t-elle fait valoir. « On ne promet pas pour les lendemains
ce qu'on n'est pas capable d'accomplir aujourd'hui. C'est ce que j'appelle
la morale de l'action », a-t-elle ajouté. « Je suis la candidate de la
morale de l'action ».

De Léon Gambetta à la chanteuse Diam's en passant par le poète Arthur
Rimbaud et François Mitterrand, elle a multiplié les citations pour livrer
une image de la France passée au filtre de l'Histoire.

« L'Ancien Régime et la Révolution, ce n'est pas pareil », a-t-elle nuancé.
« Il est des combats plus justes que d'autres, des moments fondateurs où le
peuple de France s'est arraché à l'ordre établi ».

Sans jamais citer nommément Nicolas Sarkozy, Ségolène Royal a revendiqué le
droit d'être elle-aussi la candidate de la « rupture » et du « changement
profond » que seule la gauche peut, à ses yeux, incarner.

« On ne peut pas raconter des histoires, on ne peux pas s'attribuer des
valeurs auxquelles on ne correspond pas. Je suis aussi la candidate de la
vérité et de la parole », a-t-elle affirmé deux jours après le discours
d'investiture de Nicolas Sarkozy qui a plusieurs fois fait appel à Jean
Jaurès, figure tutélaire de la gauche.

A Toulon, qui n'avait jusque-là accueilli qu'un seul meeting d'un candidat
socialiste à la présidentielle - celui de François Mitterrand en 1981 -
Ségolène Royal a clairement indiqué sa volonté de mener campagne à son
rythme.

Elle a choisi pour « feuille de route » une phrase d'une autre icône de la
gauche sociale, Léon Gambetta. « Ce qui constitue une vraie démocratie, ce
n'est pas de reconnaître des égo mais d'en faire réellement », a-t-elle
cité.
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