LA RETRAITE DES HOMMES D'ETAT
| Monsieur Sarkozy ne parle pas lui des retraites de nos hommes politique jeudi 14 septembre 2006, 12h12
PARIS (AFP) - Ségolène Royal a laissé entendre jeudi que sa décision était prise de briguer l'investiture des socialistes pour 2007 mais en précisant qu'elle en ferait part "le jour où le PS ouvrira légalement le dépôt des candidatures". Invitée à dire si elle réfléchissait encore, la présidente de la région Poitou-Charentes a répondu sur RTL : "pas vraiment". "Je vous le dirai le jour où le PS ouvrira légalement le dépôt des candidatures (...) L'annonce et les raisons de ma décision je les dirai conformément aux règles, aux dates, au temps que j'aurai choisis". Le dépôt des candidatures à l'investiture débute le jeudi 28 septembre et se termine le mardi 3 octobre à midi. La députée des Deux-Sèvres a indiqué qu'elle n'avait pas rencontré Lionel Jospin, qui maintient le doute sur sa propre candidature. "J'avance, je travaille, je taille ma route. Les autres font ce qu'ils veulent", a-t-elle dit. Ségolène Royal a par ailleurs estimé sur RTL qu'il faudra conduire "un chantier d'harmonisation" dans les systèmes de retraite, mais sans "clouer au pilori" des catégories de salariés. "Il y a un chantier d'harmonisation à conduire dans le système de réforme des retraites, mais je pense qu'il y a des inégalités bien plus criantes" que les régimes spéciaux, a-t-elle dit, interrogée sur les propos de François Fillon plaidant pour une réforme de ces régimes spéciaux "au début de la législature". La députée des Deux-Sèvres a critiqué l'attitude de l'UMP qui est "au pouvoir". "Si l'UMP a des idées, qu'elle passe à l'action et qu'elle ne fasse pas croire qu'elle est à la fois la majorité et l'opposition", a-t-elle dit. Elle a ajouté que François Fillon, ancien ministre des Affaires sociales et aujourd'hui conseiller de Nicolas Sarkozy, "avait fait voter en août 2003 une réforme des retraites qui n'a pas traité ces questions là". Mme Royal a reconnu que la gauche, si elle gagne en 2007, aura le problème des retraites "à régler". "Nous devons le faire non pas en dénonçant du doigt un certain nombre de catégories (...) mais en ouvrant, comme le dit le projet socialiste, une consultation générale avec les organisations syndicales qui permettra de résoudre un certain nombre d'inégalités, en particulier le pouvoir d'achat des petites retraites, de regarder où l'on peut trouver un certain nombre de financements, et surtout de relancer la croissance", a-t-elle expliqué. Selon la présidente de Poitou-Charentes, une réforme ne pourra pas se faire "en clouant au pilori une entreprise publique et des salariés qui ont des acquis sociaux depuis longtemps".Elle a souhaité "tout mettre sur la table", y compris par exemple les régimes de retraite des élus et des parlementaires. |
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