Clarifications!!! Comme il en faut quelque fois.
La fête de l’Humanité a été l’occasion d’une clarification. D’abord, Olivier Besancenot a voulu s’y inviter. Il y était sûrement le bienvenu mais il a répété devant les militants communistes qu’il ne voulait s’associer à rien de commun avec le PS, donc avec la gauche. C’est son droit et ceux qui espéraient, au nom même de l’anti-capitalisme, un rassemblement large, en sont pour leurs frais.
La clarification a aussi été celle du Parti communiste et de Marie-George Buffet qui veut travailler, dans la riposte, avec tous ceux qui contestent la politique de Nicolas Sarkozy, et participer avec les socialistes à la construction d’un projet politique et donc à l’alternative.
Les Verts, avec Cécile Duflot, ont eux aussi montré leur disponibilité. Ils veulent être plus forts, plus visibles, plus cohérents - je ne vais pas leur en faire reproche, y compris de vouloir pour les élections européennes faire le meilleur score possible avec des listes élargies, de Hulot à Bové - mais ils sont dans le camp de la gauche, et veulent « mettre les mains dans le cambouis ».
J’ai pu rappeler aussi que le PS devait faire lui-même sa clarification sur ses alliances : c’est d’abord avec la gauche qu’il faut bâtir le rassemblement pour ensuite s’ouvrir à d’autres sur la base d’un contrat de gouvernement.
C’est d’ailleurs aussi l’enjeu du congrès du PS. Il ne s’agit pas simplement de savoir qui sera le Premier secrétaire même si cette question ne peut pas être évacuée. Mais c’est de savoir avec quelle stratégie, orientation, contenu politique, nous nous présenterons devant les Français.
Ces derniers jours, je suis surpris que des commentateurs s’étonnent qu’il puisse y avoir plusieurs motions possibles au sein du PS, voire plusieurs candidats à ma succession. C’est bien le moins dans une organisation démocratique ! Que dirait-on si, moi-même, je désignais souverainement mon successeur, fixais avec lui la conduite à tenir pour les prochaines années et demandais aux militants de ratifier tout cela. Nous ne sommes pas à l’UMP !
Avoir peur d’un Premier secrétaire qui pourrait être populaire et qui devrait, pour montrer sa bonne foi, annoncer tout de go qu’il ne sera jamais candidat à l’élection présidentielle… ce serait incompréhensible pour les électeurs ! Je considère que le prochain Premier secrétaire doit être doté de l’autorité nécessaire. Ce qui n’en fait pas notre candidat – le choix est renvoyé à 2011 -. Mais ce serait tout de même un bien pauvre congrès que celui qui n’aurait pour seul enjeu de décider s’il faut mettre un présidentiable ou non à la tête du PS.
C’est d’abord sur les idées, sur notre identité, sur notre travail pour les prochaines années que nous devons nous prononcer.
Enfin de notre capacité à réussir notre congrès dépendra tout le reste : le rassemblement de la gauche, notre capacité à s’élargir, et même la clarification par rapport à la radicalité. C’est pourquoi comme Premier secrétaire du PS, je vais prendre mes responsabilités. J’aurai d’ailleurs l’occasion de les rappeler lors de la réunion publique, demain soir, à Cergy-Pontoise.